Paupière
Un article de Atlas de dermatologie professionnelle.
La dermatite de contact des paupières d'origine professionnelle est beaucoup plus rare que celle des mains.
De mode de sensibilisation complexe (aéroporté, manuporté, cutané direct), elle pose souvent des difficultés diagnostiques et thérapeutiques.
Les facteurs professionnels sont plus rares que les topiques à usage ophtamologique ou les cosmétiques.
Néanmoins, ils doivent être systématiquement recherchés afin d'orienter la prévention et le traitement.
Les principaux allergènes professionnels sont les résines plastiques ( surtout époxy ), les végétaux, les médicaments , les biocides, les pesticides et produits à usage vétérinaire, les métaux, les bryozoaires...
L'eczéma de contact des paupières se présente sous la forme de lésions érythématosquameuses symétriques des 2 paupières. Le prurit prédomine en cas d'allergie et les sensations de brûlures en cas d'irritation. La présence de vésicules est inhabituelle au niveau des paupières. Par contre, du fait du caractère lâche du tissu conjonctif, l'œdème peut être très important. Dans les formes chroniques, des lichénifications et hyperpigmentations sont possibles. L'anamnèse doit préciser :
- les antécédents atopiques,
- l'évolution des poussées rythmées par l'activité professionnelle qui oriente vers une cause liée à l'activité du patient,
- les produits (avec leur composition) manipulés au poste de travail, notamment ceux susceptibles d'entraîner des projections, une contamination des mains, les sprays, les produits volatiles, chauffés, pulvérisés,
- ainsi que tous les topiques et cosmétiques appliqués sur le visage.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le document Eczéma des paupières d'origine professionnelle sur le site www.dmt-prevention.fr, édité par l'INRS.
Eczéma de contact allergique aux résines époxy type DGEBA, utilisées dans la production de fleurs artificielles dans des vases (photo © Dr Crépy MN APHP).
eczéma de contact allergique au nickel chez un galvanoplaste en contact avec des bains d'électrolyse (photo © Dr Crépy MN APHP).


